« Repats » est un terme anglophone qui signifie retour à la patrie
La Guyane est un bout de la France en Amazonie et les Guyanais sont des Français à part entière. Mais nichée outre-atlantique à plus de 8.000 kms, la Guyane fait expériementer une toute autre réalité et un tout autre mode de vie.
L'initiative YANA REPATS est une alternative citoyenne à l'insertion professionnelle proposée avec la vocation d'oeuvrer contre la sur-enchère des salaires en Guyane. Ce phénomène qui fait légion est un véritable fléau économique et sociétal au niveau local. Les préjudices subis sont multiples dont un endettement commun aux structures privées et publiques. Ainsi, contribuer au retour des compétences guyanaises qui envisagent déjà de s'y installer en faveur du développement régional, offre de sérieuses probabilités de remédier à ce fléau de la sur-enchère des salaires.
En revanche, l'initiative YANA REPATS est plus qu'un forum pour l'emploi. Elle se veut relever le défi de la mobilisation outre-atlantique des institutions de service public (aides, hébergement, transports, ...) et le patronat de la Guyane à la rencontre de sa diaspora en région parisienne, pour la rassurer sur les conditions favorables à son embauche ; aides, dispositifs, hébergement, scolarisation, transports, déménagement, ....
En effet, les Enfants du Péyi de la Guyane sont conscients des besoins en ressources humaines locales et veulent contribuer.
Néanmoins, il est essentiel de leur garantir l'environnement à une installation pérenne et l'égalité des conditions d'embauche, au titre de l'Enfant prodigue.
Ainsi, toutes les aides, tous les dispositifs d'accompagnement, toutes les offres doivent être portés à la connaissance de cette diaspora lorsque son déménagement s'établit dans un cadre professionnel notamment ; qu'ils soient seuls, en foyer ou en familles nombreuses. Car une transition professionnelle exige des coûts qui ne devraient pas être imputés sur les salaires, ni forcer à contracter un crédit ou au pire, quitter leur confort sur l'Hexagone ou à l'International pour se retrouver à vivre chez des parents.
La discrimination silencieuse envers les Enfants de la Guyane est devenue incompatible avec le besoin pesant de main d'oeuvre sur le territoire dans tous les corps de métier. AINSI, nous nous devons de tous nous mobiliser pour lutter et oeuvrer en faveur de l'embauche des Guyanais en Guyane, dans l'intérêt général des employeurs et de l'économie locale.
Davy RIMANE
Marie-Laure PHINERA-HORTH